3ème SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL NATIONAL du 11 et 12 mars 2010 : DECLARATION FINALE
Publié le 12-03-2010 Envoyer par email à un ami      Version Imprimable


 

                                                                                                     

3ème SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL NATIONAL
 
 
DECLARATION FINALE
 
 
Le Conseil National du Rassemblement National Démocratique, réuni en sa troisième session ordinaire les 11 et 12 Mars 2010 à ZERALDA,
 
Après avoir entendu la déclaration de M. Ahmed OUYAHIA, Secrétaire Général du Parti, et à l’issue d’un riche débat ;
 
Déclare ce qui suit :
 
S’agissant de la situation au niveau national :
 
Premièrement, le Conseil national relève avec satisfaction les progrès réalisés par les forces nationales de sécurité, à leur tête l’Armée Nationale Populaire, dans la destruction des derniers groupes terroristes qui s’évertuent encore à porter atteinte à la sécurité des biens et des personnes. Il se recueille à la mémoire des martyrs du devoir national et réitère sa solidarité avec les familles des victimes du terrorisme.
 
Le Conseil national réitère son soutien à la politique de réconciliation nationale initiée par le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA, et endossée par le peuple souverain. Il considère que cette démarche garde tout son mérite pour la conjugaison de toutes les énergies du pays au service de la reconstruction nationale, dans le respect de la Constitution et des lois de la République.
 
Deuxièmement, le Conseil national salue les avancées enregistrées par le pays au plan économique et social, grâce aux importants efforts d’investissements de l’Etat et au dialogue social.
 
A ce titre, il relève avec satisfaction que la croissance hors hydrocarbures a atteint près de 9% l’année dernière, alors que le chômage a de nouveau régressé de manière importante, se situant désormais à 10,2%.
 
Il salue et soutient les mesures initiées par le Gouvernement, en application des décisions du Président Abdelaziz BOUTEFLIKA, pour canaliser l’ouverture économique dans le sens d’une préservation des ressources financières de la Nation, et de la réhabilitation de la place et du rôle des entreprises nationales.
 
Troisièmement ; Le Conseil national se félicite également des mesures importantes prises en faveur des travailleurs, qu’il s’agisse des augmentations de salaires au bénéfice des fonctionnaires découlant de leur nouveau statut et de celles induites par la révision de leur  régime indemnitaire, qu’il s’agisse de l’augmentation du SNMG à hauteur de 25%, arrêtée par la dernière tripartite, ou qu’il s’agisse de l’engagement des négociations pour la révision des conventions de branche dans le secteur économique.
 
Il considère que le maintien d’un haut niveau de développement national, en dépit de la crise économique et financière grave qui a sévit dans le monde et qui n’est pas encore résorbée, confirme la justesse des choix initiés par le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA et soutenus par le Rassemblement national démocratique.
Quatrièmement : le Conseil national considère également que le prochain programme public d’investissements pour la période 2010 à 2014, dont le Chef de l’Etat a indiqué le montant, le 24 Février dernier, à plus de 20.000 milliards DA, représente une opportunité exceptionnelle, de nature à permettre au pays de résorber définitivement tous ses retards, et de rejoindre ainsi le peloton des pays émergents. Il nourrit davantage cette conviction en tenant compte notamment des données suivantes :
 
- d’abord, la volonté de l’Etat de soutenir plus que jamais le développement de l’agriculture, d’engager une politique consistance de mise à niveau des petites et moyennes entreprises, et d’accompagner la relance et la modernisation des entreprises publiques disposant d’un plan de charge ;
 
- ensuite, la détermination des pouvoirs publics à augmenter la part des entreprises nationales dans la réalisation des investissements financés par l’Etat, et à amener les entreprises étrangères contractant des marchés en Algérie, à associer véritablement les entreprises algériennes à leur exécution ;
 
- enfin, la résolution de l’Etat, sous la conduite du Président de la République, a combattre toute atteinte aux deniers publics et d’abord le fléau de la corruption.
 
Le Conseil national considère que cette phase intense dans le processus de redressement national, interpelle chaque citoyen et chaque citoyenne, par delà tout clivage politique, pour concourir au succès des efforts déployés au service du peuple et de la pérennité de son bien être économique et social. Il considère aussi que nul ne doit oublier que les ressources tirées des hydrocarbures ne sont pas durables, ni occulter les graves difficultés auxquelles sont aujourd’hui confrontés des peuples dans des pays même développes.
 
Cinquièmement : Fidèle à son engagement plaçant l’intérêt national au dessus de toute autre considération, le Rassemblement National Démocratique refuse de se taire par confort politique, devant la résurgence de certains phénomènes auxquels l’Algérie a payé déjà un prix très grave :
 
- qu’il s’agisse du recours répété à des revendications locales par des voies anarchiques n’ayant pour effet que de porter atteinte à la quiétude de la majorité de la population ;
 
- ou de l’abus dans le recours aux grèves, en dépit des acquis sociaux par des travailleurs concernés dans certains secteurs de la Fonction publique, détournant le droit constitutionnel à la grève, et prenant en otage la population privée du service public notamment de l’Education ;
 
- qu’il s’agisse aussi des pratiques spéculatives dans la sphère commerciale, qui  rognent sur le pouvoir d’achat des citoyens, génèrent des rentes mal acquises, et relancent l’inflation qui est une menace critique pour le pays ;
 
- ou de l’opposition de lobbies économiques locaux aux mesures de sauvegarde économique prises par l’Etat, attitude contraire aux intérêts de l’économie nationale et même à ceux biens compris des membres de ces lobbies ;
 
- ou qu’il s’agisse enfin, des tentatives de certains milieux politiciens de renouer avec les campagnes insidieuses, visant à nuire à l’image du pays, ou a jeter le doute au sein de la population.
 
Tout en rappelant que l’Algérie, et d’abord son peuple, a payé un prix très lourd pour la restauration de la sécurité et de la paix civile dans le pays et pour la relance du développement en dépit de ses limites actuelles, le Rassemblement national démocratique appelle toutes les forces politiques et sociales, par delà tout clivage ou obédiences politiques,  à soutenir la dynamique de progrès que le pays a entamé de nouveau.
 
En ce qui le concerne, le Rassemblement national démocratique réitère :
 
- son plein soutien à son Excellence M. Abdelaziz BOUTEFLIKA pour la mise en œuvre de son programme consacré par le suffrage populaire majoritaire, invitant ses militants et ses militantes à continuer à se mobiliser à cet effet sur le terrain ;
 
- son soutien à la démarche du Gouvernement pour l’application du programme présidentiel ;
 
- et son engagement sincère au sein de l’Alliance présidentielle, dont est attendue une mobilisation plus active derrière le Chef de l’Etat, pour relayer son action sur le terrain.
 
S’agissant de la situation au niveau international :
 
Sixièmement : le Conseil national dénonce vigoureusement le double langage de certains Etats dans la lutte contre le terrorisme pourtant déclarée comme une cause solidaire par toute la communauté internationale, et même codifiée par des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
 
Il condamne les compromissions à courte vue avec le terrorisme, à travers la libération de criminels condamnés par la Justice de leur pays, en violation de conventions judiciaires, et à travers le paiement de rançons aux terroristes, en négation de la résolution pertinente du Conseil de Sécurité prohibant de tels actes ;
 
Il exprime sa profonde préoccupation devant la propagation du danger terroriste dans la région du Sahel voisine de l’Algérie, phénomène accompagné et nourri par des trafics multiples, y compris le trafic de drogue.
 
Tout en saluant les efforts déployés par l’Algérie pour soutenir la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel et contribuer à une solidarité régionale contre ce fléau, le Rassemblement national démocratique en appelle aux peuples et aux forces politiques des pays sahéliens voisins pour un engagement plus soutenu de leur gouvernement respectif dans cette même voie, au service de la paix, de la sécurité et du développement de la sous région.
 
Il exprime son rejet de toute velléité d’ingérence extérieure dans la région du Sahel sous couvert de la lutte contre le terrorisme, convaincu que ces tentatives n’auront pour résultat que de transformer la sous région en foyer de tension grave.
 
 
Septièmement : Le Conseil national condamne avec force les récentes mesures prises par les Gouvernements américain et français, à l’encontre de nos compatriotes  se rendant dans ces pays ou transitant par leur territoire, mesures attentatoires à la dignité du peuple algérien. 
 
Il considère que de tels actes sont une nouvelle démonstration de la duplicité de ces mêmes gouvernements envers l’Algérie, qui a combattu seule hier le terrorisme abject sur son propre territoire, et dont les avertissements que l’hydre terroriste ne connaît ni frontière, ni nationalité ni aucune autre barrière, n’ont pas été écoutés en leur temps.
 
Il exige des gouvernements concernés la révision sans délai de ces mesures diffamatoires pour le peuple algérien. A défaut, le Rassemblement national démocratique soutient par avance toute mesure de réciprocité que l’Etat décidera de prendre, ainsi que toute conséquence qu’il décidera souverainement de tirer de cette situation.
 
Huitièmement : Le Conseil national rappelle au peuple français et à ses dirigeants politiques que toute volonté proclamée de bâtir une relation approfondie de coopération avec le peuple algérien ne saurait aboutir :
 
- sans le préalable de la reconnaissance par la France des crimes qu’elle a perpétrée pendant son occupation de l’Algérie,
 
- sans une attitude de respect mutuel de la part de la France envers l’Algérie indépendante et souveraine, une attitude qui ne saurait composer ni avec l’atteinte à la dignité du peuple algérien ou de son importante communauté établie en France, ni encore moins avec des campagnes insidieuses et récurrentes ;
 
- et sans une coopération mutuellement avantageuse, dans laquelle l’Algérie cessera d’être considérée comme un simple débouché pour les entreprises françaises. La coopération mutuelle signifie des intérêts réciproques concrets.
 
Une telle conception de l’avenir des relations algéro-françaises n’est pas la vision d’un parti politique donné ou d’une génération particulière de notre peuple, notamment la génération, qui a eu le mérite de libérer le pays du joug colonial, une génération à laquelle l’Algérie gardera une reconnaissance profonde et éternelle.
 
Les revendications du peuple algérien concernant les excuses attendues de la France, le respect attendu de la France, et le partage des intérêts entre les deux pays, constituera toujours un consensus national inébranlable, par delà les générations, et par delà les circonstances.
 
Neuvièmement : le Conseil national réitère sa solidarité avec le peuple sahraoui frère, sous la direction du Front POLISARIO, et dénonce les graves violations des droits de l’homme perpétrées par le régime marocain à l’égard des citoyens sahraouis.
 
Il appelle la communauté internationale à assumer enfin ses responsabilités et à mettre en œuvre les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour l’exercice par le peuple sahraoui, de son droit inaliénable à l’autodétermination, sous l’organisation et la supervision de la Mission des nations unies pour le référendum au Sahara Occidental.
 
 Saisissant l’occasion de la commémoration récente de la fondation de l’Union du Maghreb Arabe, il lance un appel au peuple marocain frère à amener ses dirigeants à sortir cet ensemble régional de l’impasse, grâce au règlement juste et définitif du conflit de décolonisation du Sahara Occidental à travers le respect de la légalité internationale.
 
Dixièmement : le Conseil national réaffirme son soutien au peuple palestinien frère dans sa lutte pour l’avènement de son Etat indépendant et souverain avec EL QODS pour capitale.
 
Il dénonce avec force l’embargo contre le peuple palestinien à GHAZA par le fait du régime sioniste, mais aussi malheureusement, avec la complicité active d’un pays arabe  voisin de ce territoire. Il lance un appel aux forces politiques palestiniennes pour rétablir leur unité nationale en faisant prévaloir la libération de la Palestine dans ses frontières de 1967, au-delà de toute autre considération.
 
Il exprime l’espoir que le prochain sommet arabe saura répondre aux attentes de la Nation arabe, pour la libération de la Palestine, la sauvegarde de l’unité et de l’intégrité territoriales de l’Irak et du Soudan, et pour la préservation de la dignité et des intérêts de la nation arabe en général.
 
Gloire aux vaillants martyrs de la lutte de libération nationale ;
Longue vie au Rassemblement national démocratique,
Vive l’Algérie.
 
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