La journée mondiale de la Liberté de la presse, dont on célèbre aujourd’hui partout dans le monde la commémoration de son anniversaire qui coïncide avec le 3 mai de chaque année, revêt pour chaque Etat sa propre symbolique et les résonances de ses valeurs en matière de combats et de luttes, de victoires et d’acquis gagnés au fronton de la société, de ses repères identitaires et historiques au moment où des espaces de liberté redéfinissent d’autres valeurs et d’autres combats d’un autre genre.
L’Algérie qui a versé pour le recouvrement de sa souveraineté, à travers plusieurs générations, des sacrifices suprêmes et payé un lourd tribut au droit à la liberté de la presse, commémore l’événement et revisite les étapes du double parcours de la pluralité politique et de la liberté médiatique.
Des cérémonies, des conférences nationales, des haltes sont organisées pour reconstituer le parcours du combat livré d’abord pour le droit d’exister quand l’image, la plume et la parole se fraient des passerelles de lumière et de liberté au milieu de la terreur et des balles assassines, comme l’ont éprouvé dans la chair les martyrs du devoir.
A plus de vingt ans de distance, l’Algérie se souvient et s’incline à la mémoire de ses martyrs et célèbre dans la fierté et l’orgueil une date qui revient chaque année avec davantage de valeurs et d’actes renforçant le droit d’information et le devoir à l’information.
Des honneurs et des prix symboliques ont été attribués à des directeurs d’institution et de publication ainsi qu’à des journalistes.
Entre 1990 et 2010, le paysage national dans ses expressions politiques et médiatique se caractérise par davantage de démocratie et de ton de liberté d’expression et de presse. C’est assurément une opportunité et un événement auquel s’associent la classe politique et la communauté de la presse et des médias pour se partager des moments et échanger une expérience riche en souvenirs, en témoignages aussi.
C’est le cas de la rencontre organisée hier par le RND et c’est le sens profond du message du secrétaire général, Ahmed Ouyahia, adressé aux participants à la conférence nationale sur « le parcours des médias à l’ère de la pluralité politique » par lequel il est revenu sur le long parcours franchi en peu de temps par les médias nationaux à l’aune de la pluralité politique et médiatique.
Dans ce discours lu par le porte-parole, Miloud Chorfi, le secrétaire général du RND, a valorisé les étapes franchies par le secteur de l'information en Algérie et le haut niveau qu'il a atteint en une courte période s’imposant aux plans national et international au point de constituer, une source d’information et une référence s’agissant des choses du pays.
En effet l’engagement et la mobilisation des journalistes algériens dans le combat pour le droit à la liberté de presse ont balisé les difficultés matérielles et ouvert les contours favorables d’une presse consciente et responsable, comme l’a rappelé le SG du RND.
La célébration de la journée mondiale de la Liberté de presse fait une pause et mesure la traversée de ses 20 ans d’exercice et de pratique de pluralisme médiatique, dans ses aspects publics et privés, des atouts qui ont été salués par Ahmed Ouyahia, en évoquant le haut niveau atteint par les médias nationaux à leur tête la presse écrite publique et indépendante, affichant la floraison de titres et d’organes que compte aujourd'hui le pays avec plus de 320 titres, dont 80 quotidiens qui emploient près de 4.200 journalistes.
Il a ajouté que certains journaux ont pu créer leurs propres imprimeries avec un large réseau de distribution et d'autres ont investi dans leur domaine de spécialité en lançant de nouveaux journaux pour renforcer leurs premiers titres.
La rencontre dont les travaux se sont déroulés à la salle des conférences Abdelhak Benhamouda de l’hôtel Safir a été enrichie par des communications déclinant des thèmes en rapport avec « la communication partisane, la place de la femme dans la presse, l’information nationale et le pluralisme politique », en présence des membres de la direction politique du parti, des professeurs universitaires et des membres du syndicat de la corporation. |